DÉCOUVREZ PAS À PAS LES ÉTAPES À SUIVRE POUR COMPOSTER CHEZ SOI
Vous voulez vous lancer dans le compost ? On vous guide.
Installer un composteur — que ce soit au jardin ou en appartement — c’est un geste concret pour renouer avec le vivant et donner une seconde vie à vos déchets du quotidien.
Pas besoin d’être expert. Il suffit de connaître quelques principes de base : quoi mettre dans le bac, comment l’entretenir, et comment éviter les erreurs classiques.
Dans cet article, on vous explique comment démarrer votre compost en 5 étapes. Retroussez vos manches 🌱
1. Comprendre l’intérêt du compostage avant de faire du compost
Pourquoi composter ? Tout commence par là.
Avant d’apprendre à faire du compost, il y a une évidence à saisir : composter, c’est rendre à la terre ce qu’elle nous a donné.
Aujourd’hui, un tiers de nos poubelles est composé de biodéchets — soit environ 100 kilos par personne et par an. Autant de matière vivante qui finit incinérée ou enfouie, alors qu’elle pourrait régénérer les sols.
Et concrètement, comment ça marche ?
Tout repose sur la décomposition. Restes de cuisine, déchets verts, carton non traité… sous l’effet de la chaleur et de l’oxygène, une multitude de micro et macro-organismes s’activent dans le composteur. Ils dégradent la matière organique et la transforment progressivement en un amendement riche, prêt à nourrir vos sols et vos plantes.
La nature fait le travail. On l’aide juste un peu.
Trier et valoriser ses déchets alimentaires, c’est obligatoire depuis le 1er janvier 2024 pour tous : professionnels, collectivités et particuliers. Faire votre propre compost chez vous, est la meilleure solution, si vous en avez la possibilité.
Composter, c’est agir concrètement.
Chaque kilo de compost produit, c’est cinq kilos de déchets sauvés de l’incinérateur. La matière organique retourne au sol plutôt que de partir en fumée — moins de transport, moins de pollution, et du carbone stocké là où il est utile.
C’est aussi, plus simplement, le meilleur fertilisant naturel qui soit pour votre jardin, votre potager ou vos plantes.
2. Choisir la méthode adaptée à votre situation
Jardin, balcon ou appartement — il existe une solution de compostage pour chaque logement.
Le compostage en tas La formule la plus simple : on entasse, la nature fait le reste. Idéale pour les grands jardins, cette méthode ne demande quasiment aucune intervention et peut s’agrandir à volonté. Revers de la médaille : la dégradation est lente et irrégulière, et le tas reste exposé aux intempéries et aux animaux.
Le compostage en bac Solution privilégiée pour les jardins de taille moyenne, le bac protège les déchets des aléas climatiques et accélère la décomposition. Il demande un peu plus de surveillance — ni trop sec, ni trop humide
Le lombricompostage Pas de jardin ? Le lombricomposteur est fait pour vous. Cette boîte à étages accueille des vers de terre qui transforment vos restes organiques en compost de qualité. Elle se pose sur un balcon, une terrasse, voire à l’intérieur. Sans odeur, sans contrainte, et fascinant à observer.
Le compostage de quartier Vous préférez ne pas gérer ça chez vous ? De nombreuses villes ont installé des composteurs partagés en pied d’immeuble ou dans les parcs. Renseignez-vous sur le site de votre collectivité
3. Choisir et installer son composteur
Une fois la méthode choisie, vient le moment de passer à l’action : acheter ou fabriquer son composteur. Bois ou plastique recyclé — les deux ont leurs atouts selon l’endroit où vous l’installez.
Le lombricomposteur en appartement : lequel choisir ?
Pour un usage en intérieur ou sur un balcon, le plastique recyclé est le choix le plus pratique. Léger, étanche et facile à entretenir, il permet aussi de récolter le lombrithé — ce précieux liquide produit pendant la décomposition, excellent engrais naturel. Attention si vous le placez en extérieur : les vers supportent mal les fortes chaleurs comme le grand froid.
Le lombricomposteur en bois offre une meilleure isolation thermique, idéal donc pour l’extérieur. Il est en revanche plus lourd, moins maniable, et absorbe l’humidité — ce qui empêche la récolte du lombrithé.
En résumé : plastique recyclé en intérieur, bois en extérieur.
Quel bac à compost pour le jardin ?
Deux matériaux s’imposent, chacun avec ses points forts.
Le bois s’intègre naturellement dans un jardin et offre une bonne isolation thermique. Il s’use plus vite que le plastique, mais se répare facilement et reste le choix le plus esthétique.
Le plastique est plus résistant dans le temps et accélère la décomposition. Il demande un peu plus de vigilance sur l’équilibre humidité/sécheresse du mélange, et son aspect utilitaire plaît moins à tout le monde.
Envie de le fabriquer vous-même ? C’est tout à fait faisable avec quelques palettes récupérées, des planches et des piquets. Une bonne après-midi de bricolage suffit.
Où l’installer ? Quel que soit votre choix, l’emplacement compte autant que le contenant. Visez un endroit mi-ombragé, mi-ensoleillé, à l’abri des intempéries et suffisamment proche de la maison pour que les allers-retours ne deviennent pas une contrainte. Composter doit rester un plaisir, pas une corvée.
4. Trier correctement ses déchets organiques pour faire du compost
Recycler les déchets putrescibles vous permettra de faire dégonfler vos ordures ménagères d’un tiers ! Mais pas question de trier n’importe comment. Bien composter, ça s’apprend : il y a certaines techniques et savoir-faire à respecter pour obtenir un bon compost. N’est pas maître composteur qui veut ! Trier ses déchets à la source diminuera les risques de compost raté. Alors que mettre dans le compost ? Quels déchets organiques sont recyclables pour faire du compost ? Voici la liste des déchets à composter :
Les déchets de la cuisine
• épluchures de légumes et de fruits ;
• coquilles d’œufs concassées ;
• restes de repas (hors viande, os, poisson) ;
• croûtes de fromages ;
• marc de café et sachets de thé (sans agrafes).
Les déchets de la maison
• papier ;
• essuie-tout et mouchoirs ;
• carton ;
• litières végétales d’animaux herbivores ;
• cheveux et ongles coupés.
Les déchets verts et bruns du jardin
• fleurs coupées ou fanées ;
• mauvaises herbes qui ne sont pas en graines ;
• feuilles mortes ;
• tontes de gazon en petite quantité ;
• broyat de branches ;
• écorce, paille, copeaux de bois.
Quelques éléments sont à éviter : os, viande, poisson, corps gras, ail et oignons pour le lombric-compost (vermifuges, ils nuisent aux vers), et les sacs “biodégradables” qui ne se dégradent pas aussi bien qu’on le croit dans ce type de conditions domestiques. Dans tous les cas, pensez à couper ou broyer vos biodéchets en petits morceaux — ça accélère sensiblement la décomposition.
Astuce pratique : gardez un bioseau dans la cuisine pour collecter vos déchets au fil des repas. Il ne vous restera qu’à le vider au composteur deux ou trois fois par semaine — et le tri devient une habitude sans y penser.
5. Entretenir son compost : les trois règles d’or
Un composteur, ce n’est pas juste un tas de déchets qui attend. C’est un écosystème vivant — et comme tout être vivant, il a besoin d’un peu d’attention.
Il suffit d’appliquer les trois règles d’or du compostage :
• équilibre des déchets ;
• humidité suffisante ;
• aération du mélange.
1. L’équilibre des apports Un bon compost, c’est avant tout un bon mélange : environ deux tiers de matière humide riche en azote (déchets verts — épluchures, restes de repas, tontes) pour un tiers de matière sèche carbonée (déchets bruns — carton, feuilles mortes, copeaux de bois). Alternez les couches, variez les apports, évitez de tout mettre d’un coup. La diversité fait la richesse — du compost comme du reste. C’est souvent ce qui est zappé et c’est cet oubli qui peut générer des odeurs, car le mélange est trop azoté et ne respire pas (trop tassé)
Règle no 2 : humidité suffisante
La deuxième règle d’or consiste à garantir une humidité suffisante à l’intérieur du composteur. Faire du compost est un art, il faut savoir jongler entre sécheresse et humidité. Un contenu trop sec et c’est le processus de transformation des déchets ménagers qui s’arrête. Trop humide, le compost pourrira et dégagera des mauvaises odeurs : pas très agréable pour soi-même et les voisins. C’est pour cela qu’il est important de contrôler régulièrement l’état du mélange afin de le réguler. S’il vous paraît desséché, arrosez le compost. Ayez la main légère pour ne pas noyer la matière. Au contraire, si le taux d’humidité semble trop élevé, ajoutez des déchets bruns et secs.
Règle no 3 : aération du mélange
Aérez votre compost ! Il abrite tout un écosystème de bactéries, champignons, vers de terre, cloportes, insectes, bref, des êtres vivants qui ont besoin de respirer. Mélanger le compost permet d’apporter l’oxygène nécessaire et participe à l’oxydation de la matière organique. L’idéal est de retourner le compost à chaque apport : un brassage en surface suffit pour incorporer les déchets frais à la couche inférieure. Effectuez également un retournement en profondeur de manière ponctuelle afin de garantir une belle aération. Bon à savoir : ajouter des morceaux plus grossiers au mélange, comme du broyat, représente un bon moyen de ventiler le compost.
La recette pour faire du compost, ce qu’il faut retenir
• réfléchissez à la solution de compostage la plus adaptée à vos besoins et votre environnement ;
• même si tous les biodéchets peuvent se recycler en compost dans la nature, il n’en est pas de même à la maison : apprenez à les trier correctement, c’est votre compost qui vous remerciera ;
• mettez en pratique les trois règles d’or du compostage : diversifier les apports, maintenir un degré d’humidité satisfaisant, ventiler et remuer le mélange.
Comptez plusieurs mois pour obtenir un compost à maturité. Le compost mûr se caractérise par sa structure granuleuse, et sa texture fine et homogène qui ressemble à du terreau. De couleur sombre, il dégage une délicieuse odeur de sous-bois, de humus forestier. Lorsque votre compost est prêt à l’emploi et sent la bonne terre, épandez-le sur votre potager ou vos plantes. Plus qu’un engrais naturel, c’est un véritable amendement riche en éléments nutritifs qui booste la fertilité des sols. Comment faire du compost n’a maintenant plus de secrets pour vous. À vos déchets, prêt, compostez !
Chut, compost en maturation… En attendant que le vôtre soit prêt, utilisez notre super compost disponible à la vente, concocté avec amour par nos Alchimistes.










